dimanche 4 septembre 2011

Tours/Budapest en quelques chiffres

- 2500 km
- 21 étapes
- 8 crevaisons (exclusivement pour Martin)
- 3 chûtes (exclusivement pour Victor : les 2 premières pour avoir tenté de retirer son manteau en roulant, la 3 ème pour faire l'amour avoir le fossé). RECTIFICATION DE MARTIN: 4 chutes: Simon a oublié de mentionner sa chute à vienne, filmée par ses soins de surcroit. Un moment d'antologie!
- 15 déjeuners au pain/paté
- 18 dîners aux pâtes

16 aout - 18 aout (les adieux)

Nous profitons de ces deux dernières journées à deux pour visiter ce que nous n'avons pas visité tous ensemble :  le quartier du château, la synagogue, le pont de chaines... Nous sommes contraints de changer d'auberge puisque nous avons oublié d'allonger notre réservation à la Casa de la Musica. Nous nous retrouvons donc dans une auberge d'anglophone (à la différence de la Casa qui était très francophone) dans une chambre d'anglaises. Quelles phénomènes que ces anglaises!! Des mensurations proéminentes, des quantités folles de mascara, de rouge à lèvre,  de parfum. Le dortoir est "pris", "saisi" de l'odeur du cosmétique. Heureusement les murs ont tenus! Ce qui ne fut pas le cas pour Martin et moi. Le matin nous nous faisons réveillé par ces demoiselles : elles s'affairent à leur préparatifs qui peuvent durer 1h30. Une fois le cérémonial (entre miroir, comparaison avec les "copines", pinceaux et maquillage) fini, nous observons le résultat... Aie aie aie. Nous passerons ici de commentaires. Certes, je ne suis pas très tolérant sur le sujet mais là je crois franchement que c'est justifié.
Viens alors le temps de partir pour rejoindre nos chaumières françaises. Et là, il s'agit dès 49h consécutives dont nous nous rappellerons longtemps. 49h correspond à la durée du trajet pour revenir à la maison en train. Pour la suite de l'article nous allons tenté d'être méthodique :
1er train (Budapest - ...un no man's land quelque part en Hongrie) : la veille de notre départ nous nous rendons à la gare pour nous assurer que nos billets permettent le transport de nos vélos. On nous dit NON (enfin, nous le savions déjà puisque la standardiste qui nous a vendu nos billets par téléphone nous l'avait dit). Le jour du départ, nous montons dans le train avec nos vélos en esquivant les contrôleurs à l'entrée du train. Un type  se plaint auprès d'une contrôleuse qu'il ne peut passer d'un wagon à l'autre à cause de nos vélos. On apprend par la suite que ce type ne prenait même pas le train : en gros, sans être vulgaire, ce type ne sert strictement à rien! La contrôleuse nous vire du train. Celui-ci doit partir dans 10 min. Nous enseignons à la contrôleuse que la veille nous nous sommes vu dire que nos billets acceptés les vélos (ce qui, pour ceux qui ont suivit, est absolument faux). Nous allons donc voir le bureau avec la contrôleuse. On nous dit une fois de plus que les vélos ne sont pas acceptés. La contrôleuse nous perd de vue. Nous remontons dans le train avec nos vélos (quel culot!). Nous les démontons de façon à ce qu'ils prennent le moins de place possible. Le contrôleur du train ne bronche pas un mot. Le train part. Nous asseyons à notre place et nous félicitons que malgrè 4 "NON" nous soyons dans le train avec nos vélos. Cela nous amuse beaucoup car nous sommes très fier d'avoir esquivé toutes les barrières. Nous sommes donc parti pour Munich. Ensuite programme, 2éme train pour Paris et notre retour est plié. Cela aurait été trop beau. Le contrôleur (celui qui est gentil mais surtout très nié) perfore nos billets mais nous met une amende pour les vélos. Je sort ma carte bleu. Arrivent alors une armée de contrôleurs : ça sent pas bon. Ils nous enseignent que les vélos ne sont pas autorisés. Nous faisons mine de ne pas comprendre. Mais cette fois-ci ils sont 4 contre nous. Nous pestons. Une voyageuse nous soutient. Nous pestons encore : "we've been said that bicycle were available in the train. You give us an opposite information. It's not our fault". Cela ne marche pas. On tente encore. Ils font mine d'appeler la police. On abdique. Nous sommes alors "littéralement" jeté du train avec nos vélos démontés et nos bagages qui forment un tas sur le quai. Nous passons de la (fausse) colère à l'explosion de rire. Nous sommes en plein milieu de la Hongrie...
2éme train ( ... - ... on ne sait pas plus plus où on est) : un train (équivalent TER) passe. Nous montons dedans avec nos vélos.
3éme train (... - Vienne) : un train pour Vienne?? mais c'est du pain béni. Notre 1er train express devait passé par Vienne. Nous pensons tenter notre chance en rejoignant l'axe Budapest - Munich tant convoité. A Vienne, on tente après avoir traversé la ville pour changer de gare. On se fait jeté par un contrôleur trop charismatique. Nous nous rendons donc à l'accueil de la gare. On nous tend une feuille : 5 trains pour faire Vienne - Paris!! On aime le voyage.
4ème train (Vienne - Salzburg) : il nous aura fallu attendre le lendemain matin pour prendre notre train. Nous avons donc dormis dans le jardin le plus monumental de Vienne, dans le quartier des musées.
5éme train (Salzburg - Munich ) : petit train qui sillonne entre les vallées. C'est magnifique. Nous apercevons la Bavière telle que nous aurions aimé la voir en vélo. Cela ouvre de nouvelles perspectives de voyage.
6ème train (Munich - Strasbourg) : Nous avons 3 h pour Visiter Munich, boire une bière et saliver (ou pas) devant les vurst de nos voisins de table. Nous traversons maintenant l’Allemagne des plaines et des centrales photovoltaïques.
7ème train (Strasbourg - Mulhouse) : Nous sommes en France!
8ème train ( Mulhouse - Paris Est) : Notre train pour Paris part à 4h du mat'. Nous dormons une fois n'est pas coutume sur la place la plus monumentale de Mulhouse : devant la cathédrale. Nous avons plus discuté avoir les gens bourrés en sortie de boite que dormis.
9ème train (PSL - Rouen) : Retour à la maison après le petit déjeuner chez pépé à Paris.
Il est 12h. Nous sommes à Bihorel. 49h de train! 2500 km de vélo. Il est inutile de dire que nous avons pas les idées très claires.

13 aout - 18 aout - Budapest (0km)

Budapest est bien plus funki que Vienne. A commencer par le dortoir de la Casa de la musica : 16 lits par chambres, du bruit permanent, des danseurs... une bonne ambiance. Les vacances touchent à la fin pour chacun des résidents. C'est l'occasion de raconter. A l'habitude, il y a beaucoup de voyageurs inter-rail. Les journées se ponctuent par un peu de tourisme (pur et dur), de longues siestes et des soirées enflammées. Victor, qui jusqu'alors s'était abstenue, explose. Le vélo étant fini, il recherche d'autres défis. Ne pas dormir pendant 48h en est un (parmi d'autres, bien sur). Reprenons rapidement le fils de ces 48h. Cela commença par une grosse bouffe à l'auberge (qui nous à valu d'être taxé de français) arrosée de quelques (je dis bien quelques) bouteille de rouge soigneusement choisi par le tenant du titre en matière de vin rouge : j'ai nommé Victor. Cela commence par un vin très rapeux pour continuer par un autre un peu moins, puis un autre plus sucré pour finir par de la piquette. Au fil de la soirée, nous vient l'idée (totalement débile) de faire une nuit blanche à la suite de laquelle nous serons bien frais pour faire l'ouverture des termes geller (6h du mat'). Entre temps petite baignade dans le Danube pour Simon : "un peu ragoutante cette eau". Nous sommes bien resté 6h dans la marmite (comprenez les termes) : certains s'endorment dans les baignoires à bulle, d'autres voient leur peau se plisser et d'autres encore (Victor, bien sur) persévèrent de leur nouvelle culture de vie (qui se résume à défier ses adversaires) en tentant de rester le plus longtemps possible dans le sauna. J'ai (Simon) eut le malheur d'enseigner à Victor qu'à la suite d'une compétition de sauna (qui consiste tout simplement à rester le plus longtemps dans un sauna), la vainqueur ne put profiter de sa suprématie que sur quelques secondes puisqu'il mourut dans la seconde qui suivit. Victor est entré dans le jeu... 48h heure sans sommeil, ça continue. Nous rentrons à l'auberge. Certains font la sieste, pendant que d'autre élabore la stratégie de la soirée : Victor et Jeremy iront au sziget. Ils se remplissent d'un plat conséquent, vêtissent leurs habits les plus sales et passent une soirée qu'il nous raconterons le lendemain comme mémorable (tout type de musique, tiroliènes, piscines de chocolat...). Eh voilà comment payé 2 nuits d'auberge pour rien.
Erreur!! Je viens de me rendre compte que j'avais oublié de parler du déjeuner engloutis lors de la dernière étape : sur les bords du Danube nous trouvons une sorte de fast-food. On commence par un hamburger tout simple, puis on enchaîne sur un langos. Le langos, restera surement l'un de nos plus beau souvenir de la Hongrie (ou pas?). Il s'agit un churros étalé sous la forme d'une pâte à pizza surlequel on ajoute une chape de crême fraîche et un lit de gruyère non fondu. C'est tout simplement dégueulasse! Nous réitérons l'expérience, ici à Budapest. Cette fois-ci, notre langos sera exclusivement sucré (car ne faut-il pas rappelé que le churros est sucré?) par l'ajout de Nutella et d'amandes. Conclusion : c'est moins pire!
Romain, Marie et Jeremy seront les premiers à partir. Ils se dirigent vers Split en Croatie. Nous les envions. La mer, quelle chance! Victor nous quitte lui aussi (le 16 aout). Vous comprendrez en lisant l'article suivant que son arrivée le lendemain (soit le 17 aout) est un miracle!

12 aout - Komaron - BUDAPEST (120km)

On pourrait penser que le voyage s'arrête ce soir...eh non chers lecteurs! Bien d'autres anecdotes, mésaventures et autres rencontres impromptues vous attendent. En attendant, il reste quelques petits tours de pédales avant de mettre pied en capital hongroise. Nous n'avons pas payé le camping la veille. Donc ce matin nous nous levons dès l'ouverture de l'accueil du camping. Pas de chance M. le secrétaire n'a pas décidé d'en faire autant. On attend...Il arrive. Nous payons (trop cher, comme d'habitude). Nous partons (après avoir trouvé le détenteur des clés de la barrière _ oh combien utile _ du camping).
Premiers tours de pédales sur des grandes routes. Nous croisons un type qui nous avoir vu à Passau, longeons la voie ferrée. Le Danube fait un crocher. La RN s'éloigne du fleuve, nous nous rapprochons. On traverse le Danube sur un bac que seul (ou presque) les cyclotouristes  empruntent. Nous sommes maintenant sur la rive gauche. L'eurovélo devient un vrai piste cyclabe (comme on aimerait en voir plus souvent) les pieds dans l'eau. Nous retraversons le Danube. Cette fois le bac est totalement monopolisé par un groupe d'italien à leur habitude très expressifs, très excentriques. On comprend pas tout mais ils se font prendre en photo avec nous à leurs côtés, suivi de rires... Il nous reste quelques encablures de piste avant de rejoindre une pseudo autoroute parsemées de nids d'autruche, d'automobilistes fous et d'enrobé fondu. Que du plaisir!! Pas de doute nous arrivons à Budapest. Pour le coup, c'est très dangereux, d'autant plus que la fatigue nous rattrape et que la chaleur fait ravages. Tout d'un coup venu de nul part nous retrouvons un panneau eurovélo 6. Nous le suivons... Erreur, il nous ramène vers Saint-Nazaire. Mince alors, nous avons manqué l'itinéraire plus haut. Demi-tour. Passage sous un pont absolument pas adapté aux vélos (qui plus est chargés). Une piste cyclabe! Benissons le dieu de... c'est fini oui?? Eh bien, oui cette piste est bien pire que chemin de terre : des trous, de racines d'arbre soulevant l'enrobé et que sais-je encore. Vous l'aurez compris cette fin de journée fut quelques peu apocalyptique sans compter le passage devant l'entrée du sziget (prétendument, le plus grand festival d'Europe). Enfin le parlement se dessine dans le paysage. Nous suivons les grands boulevards. Ils nous amènent à la Casa de la Musica où je ne sais pas miracle (mouais) nous retrouvons Romain, Marie et Jeremy. Marine vient de partir en avion. Pot de bienvenue. En bons français, un bon restaurant s'impose. Magret de canard oblige pour fêter cette arrivée triomphante. Triomphante?? pas pour tout le monde. Victor qui s'était promis d'arriver seul à Budapest s'en veut de pas avoir mis de stratégie de sabotage suffisamment efficace pour contrer ses petits camarades (ou plutôt rivales).