On pourrait penser que le voyage s'arrête ce soir...eh non chers lecteurs! Bien d'autres anecdotes, mésaventures et autres rencontres impromptues vous attendent. En attendant, il reste quelques petits tours de pédales avant de mettre pied en capital hongroise. Nous n'avons pas payé le camping la veille. Donc ce matin nous nous levons dès l'ouverture de l'accueil du camping. Pas de chance M. le secrétaire n'a pas décidé d'en faire autant. On attend...Il arrive. Nous payons (trop cher, comme d'habitude). Nous partons (après avoir trouvé le détenteur des clés de la barrière _ oh combien utile _ du camping).
Premiers tours de pédales sur des grandes routes. Nous croisons un type qui nous avoir vu à Passau, longeons la voie ferrée. Le Danube fait un crocher. La RN s'éloigne du fleuve, nous nous rapprochons. On traverse le Danube sur un bac que seul (ou presque) les cyclotouristes empruntent. Nous sommes maintenant sur la rive gauche. L'eurovélo devient un vrai piste cyclabe (comme on aimerait en voir plus souvent) les pieds dans l'eau. Nous retraversons le Danube. Cette fois le bac est totalement monopolisé par un groupe d'italien à leur habitude très expressifs, très excentriques. On comprend pas tout mais ils se font prendre en photo avec nous à leurs côtés, suivi de rires... Il nous reste quelques encablures de piste avant de rejoindre une pseudo autoroute parsemées de nids d'autruche, d'automobilistes fous et d'enrobé fondu. Que du plaisir!! Pas de doute nous arrivons à Budapest. Pour le coup, c'est très dangereux, d'autant plus que la fatigue nous rattrape et que la chaleur fait ravages. Tout d'un coup venu de nul part nous retrouvons un panneau eurovélo 6. Nous le suivons... Erreur, il nous ramène vers Saint-Nazaire. Mince alors, nous avons manqué l'itinéraire plus haut. Demi-tour. Passage sous un pont absolument pas adapté aux vélos (qui plus est chargés). Une piste cyclabe! Benissons le dieu de... c'est fini oui?? Eh bien, oui cette piste est bien pire que chemin de terre : des trous, de racines d'arbre soulevant l'enrobé et que sais-je encore. Vous l'aurez compris cette fin de journée fut quelques peu apocalyptique sans compter le passage devant l'entrée du sziget (prétendument, le plus grand festival d'Europe). Enfin le parlement se dessine dans le paysage. Nous suivons les grands boulevards. Ils nous amènent à la Casa de la Musica où je ne sais pas miracle (mouais) nous retrouvons Romain, Marie et Jeremy. Marine vient de partir en avion. Pot de bienvenue. En bons français, un bon restaurant s'impose. Magret de canard oblige pour fêter cette arrivée triomphante. Triomphante?? pas pour tout le monde. Victor qui s'était promis d'arriver seul à Budapest s'en veut de pas avoir mis de stratégie de sabotage suffisamment efficace pour contrer ses petits camarades (ou plutôt rivales).
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