Nous profitons de ces deux dernières journées à deux pour visiter ce que nous n'avons pas visité tous ensemble : le quartier du château, la synagogue, le pont de chaines... Nous sommes contraints de changer d'auberge puisque nous avons oublié d'allonger notre réservation à la Casa de la Musica. Nous nous retrouvons donc dans une auberge d'anglophone (à la différence de la Casa qui était très francophone) dans une chambre d'anglaises. Quelles phénomènes que ces anglaises!! Des mensurations proéminentes, des quantités folles de mascara, de rouge à lèvre, de parfum. Le dortoir est "pris", "saisi" de l'odeur du cosmétique. Heureusement les murs ont tenus! Ce qui ne fut pas le cas pour Martin et moi. Le matin nous nous faisons réveillé par ces demoiselles : elles s'affairent à leur préparatifs qui peuvent durer 1h30. Une fois le cérémonial (entre miroir, comparaison avec les "copines", pinceaux et maquillage) fini, nous observons le résultat... Aie aie aie. Nous passerons ici de commentaires. Certes, je ne suis pas très tolérant sur le sujet mais là je crois franchement que c'est justifié.
Viens alors le temps de partir pour rejoindre nos chaumières françaises. Et là, il s'agit dès 49h consécutives dont nous nous rappellerons longtemps. 49h correspond à la durée du trajet pour revenir à la maison en train. Pour la suite de l'article nous allons tenté d'être méthodique :
1er train (Budapest - ...un no man's land quelque part en Hongrie) : la veille de notre départ nous nous rendons à la gare pour nous assurer que nos billets permettent le transport de nos vélos. On nous dit NON (enfin, nous le savions déjà puisque la standardiste qui nous a vendu nos billets par téléphone nous l'avait dit). Le jour du départ, nous montons dans le train avec nos vélos en esquivant les contrôleurs à l'entrée du train. Un type se plaint auprès d'une contrôleuse qu'il ne peut passer d'un wagon à l'autre à cause de nos vélos. On apprend par la suite que ce type ne prenait même pas le train : en gros, sans être vulgaire, ce type ne sert strictement à rien! La contrôleuse nous vire du train. Celui-ci doit partir dans 10 min. Nous enseignons à la contrôleuse que la veille nous nous sommes vu dire que nos billets acceptés les vélos (ce qui, pour ceux qui ont suivit, est absolument faux). Nous allons donc voir le bureau avec la contrôleuse. On nous dit une fois de plus que les vélos ne sont pas acceptés. La contrôleuse nous perd de vue. Nous remontons dans le train avec nos vélos (quel culot!). Nous les démontons de façon à ce qu'ils prennent le moins de place possible. Le contrôleur du train ne bronche pas un mot. Le train part. Nous asseyons à notre place et nous félicitons que malgrè 4 "NON" nous soyons dans le train avec nos vélos. Cela nous amuse beaucoup car nous sommes très fier d'avoir esquivé toutes les barrières. Nous sommes donc parti pour Munich. Ensuite programme, 2éme train pour Paris et notre retour est plié. Cela aurait été trop beau. Le contrôleur (celui qui est gentil mais surtout très nié) perfore nos billets mais nous met une amende pour les vélos. Je sort ma carte bleu. Arrivent alors une armée de contrôleurs : ça sent pas bon. Ils nous enseignent que les vélos ne sont pas autorisés. Nous faisons mine de ne pas comprendre. Mais cette fois-ci ils sont 4 contre nous. Nous pestons. Une voyageuse nous soutient. Nous pestons encore : "we've been said that bicycle were available in the train. You give us an opposite information. It's not our fault". Cela ne marche pas. On tente encore. Ils font mine d'appeler la police. On abdique. Nous sommes alors "littéralement" jeté du train avec nos vélos démontés et nos bagages qui forment un tas sur le quai. Nous passons de la (fausse) colère à l'explosion de rire. Nous sommes en plein milieu de la Hongrie...
2éme train ( ... - ... on ne sait pas plus plus où on est) : un train (équivalent TER) passe. Nous montons dedans avec nos vélos.
3éme train (... - Vienne) : un train pour Vienne?? mais c'est du pain béni. Notre 1er train express devait passé par Vienne. Nous pensons tenter notre chance en rejoignant l'axe Budapest - Munich tant convoité. A Vienne, on tente après avoir traversé la ville pour changer de gare. On se fait jeté par un contrôleur trop charismatique. Nous nous rendons donc à l'accueil de la gare. On nous tend une feuille : 5 trains pour faire Vienne - Paris!! On aime le voyage.
4ème train (Vienne - Salzburg) : il nous aura fallu attendre le lendemain matin pour prendre notre train. Nous avons donc dormis dans le jardin le plus monumental de Vienne, dans le quartier des musées.
5éme train (Salzburg - Munich ) : petit train qui sillonne entre les vallées. C'est magnifique. Nous apercevons la Bavière telle que nous aurions aimé la voir en vélo. Cela ouvre de nouvelles perspectives de voyage.
6ème train (Munich - Strasbourg) : Nous avons 3 h pour Visiter Munich, boire une bière et saliver (ou pas) devant les vurst de nos voisins de table. Nous traversons maintenant l’Allemagne des plaines et des centrales photovoltaïques.
7ème train (Strasbourg - Mulhouse) : Nous sommes en France!
8ème train ( Mulhouse - Paris Est) : Notre train pour Paris part à 4h du mat'. Nous dormons une fois n'est pas coutume sur la place la plus monumentale de Mulhouse : devant la cathédrale. Nous avons plus discuté avoir les gens bourrés en sortie de boite que dormis.
9ème train (PSL - Rouen) : Retour à la maison après le petit déjeuner chez pépé à Paris.
Il est 12h. Nous sommes à Bihorel. 49h de train! 2500 km de vélo. Il est inutile de dire que nous avons pas les idées très claires.
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